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Le suivi des honoraires et de la marge

En cette année 2020, les effets de la crise sanitaire pèsent sur les indicateurs clés des officines. La partie médicament représente environ les ¾ de l’activité des officines en France et les pharmacies sont de plus en plus rémunérées via les honoraires de dispensation. Cette bascule, voulue par les syndicats de pharmaciens et les pouvoirs publics, a vocation à rémunérer l’activité du pharmacien non plus uniquement sur la marge commerciale réalisée sur les médicaments mais également via des honoraires de dispensation, soit à la boîte, soit globaux. Tout le monde l’a souligné, pendant la période de confinement, et jusqu’à fin juin selon les données du GERS, le chiffre d’affaires des officines a baissé fortement par rapport à 2019. Cependant, le chiffre d’affaires n’est qu’un indicateur parmi d’autres. Ainsi, la marge réalisée par l’officine a pu être maintenue en valeur absolue dans bon nombre de situations.
Le phénomène s’explique très bien même si chaque cas reste particulier. Bouleversées par les aléas totalement inédits de la crise sanitaire, toutes les pharmacies ont connu des modifications importantes de leur mix produit. Effectivement, ce ne sont plus forcément les mêmes patients qui sont venus à la pharmacie, et pour des délivrances modifiées du fait du contexte Covid. Aussi, si le mix produit a changé, cela a pu jouer négativement sur le chiffre d’affaires, et moins négativement sur la marge, grâce à l’effet amortisseur de la rémunération sur honoraires.
Le pharmacien peut très bien mesurer ce mécanisme grâce aux solutions Smart Rx, l’outil de pilotage et d’analyse 360°. Il permet d’effectuer plusieurs analyses. En premier lieu, observer le détail des différents types d’honoraires et leur évolution : honoraires de dispensation, honoraires complexes, honoraires liés à l’âge, honoraires sur médicaments spécifiques, vaccinations, téléconsultations, honoraires de garde, etc. Dans un deuxième temps, comparer l’évolution de la marge sur les médicaments, honoraires compris, entre l’année n et l’année n-1. Enfin appliquer ce que l’on appelle la « clause de sauvegarde » : on compare la marge réelle réalisée cette année par rapport à ce qu’elle aurait été si nous étions restés à la seule rémunération sur la marge, avant la mise en place des honoraires. Si le pharmacien est perdant, il peut faire jouer la clause de sauvegarde pour réclamer la différence auprès de l’Assurance Maladie. Il faut tout de même souligner que, selon une récente analyse conduite par les syndicats de pharmaciens, très peu d’officines ont été concernées par la clause de sauvegarde en 2019.


Publié le 18/08/2020

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